29 erreurs récurrentes chez les scénaristes débutants

S’il est dangereux de réduire l’écriture d’un scénario à une longue liste de formules et règles d’écriture, force est de constater que sans base solide, peu de scripts parviennent à concilier narration fluide, caractérisation efficace, enjeux et thématiques clairs. Je vous propose de découvrir les erreurs les plus communes en la matière…

La vidéo du jour compile des interviewes de scénaristes et script-doctors, qui évoquent les faiblesses qu’ils rencontrent le plus souvent dans les scénarios qu’ils ont à évaluer (ou dans leurs propres textes). Il y est aussi question de maladresses dans les démarches qui suivent l’écriture elle-même:

Voici un petit récap’ pour ceux d’entre vous qui ne maitrisent pas l’anglais. Si les termes qui suivent vous paraissent ésotériques, je vous conseille de réviser vos bases : 😉

  1. Le/la protagoniste n’a pas d’objectif externe clair.

  2. Le concept est mou/confus.

  3. L’auteur(e) ne semble pas connecté(e) à son sujet, il n’a pas fait son travail de recherche.

  4. Le genre choisit n’est pas pertinent.

  5. L’exposition manque de clarté.

  6. Le/la protagoniste n’évolue pas en cours d’intrigue.

  7. Le choix du protagoniste/point de vue n’est pas pertinent. Il ne sert pas le thème, le propos.

  8. Le/la protagoniste se lance trop tôt dans sa quête, juste après l’incident déclencheur, sans que l’auteur(e) pose les conflits et enjeux.

  9. Pas d’enjeux, de suspense, de crescendo dans l’action. On ne s’intéresse pas à la quête du protagoniste.

  10. Le conflit retombe comme un soufflé.

  11. Pas assez de rebondissements. L’intrigue est trop bien huilée et devient prévisible.

  12. Trop de méandres dans l’intrigue, qui la rendent, in fine, superficielle dans son traitement.

  13. Le rythme est plat, pas d’alternance entre moments calmes et de crise.

  14. Les personnages sont monolithes, ils manquent de crédibilité et de profondeur.

  15. Les personnages n’ont pas de failles, de défauts.

  16. L’auteur(e) ne met pas sa propre sensibilité au service du sujet. Il/elle ne semble pas impliqué(e).

  17. L’auteur(e) se retient, s’auto-censure, et cela se sent dans le scénario.

  18. Pas de connexion émotionnelle avec l’histoire. L’audience n’est pas touchée par le sort des personnages, elle ne s’y identifie pas.

  19. L’auteur(e) est encore trop impliqué(e) dans le sujet, à titre personnel, pour pouvoir le traiter efficacement, il/elle manque de recul.

  20. Mauvaise adéquation entre l’auteur(e) et le sujet.

  21. Un travail de réécriture insuffisant par rapport à la première version du scénario.

  22. Complaisance de la part de l’auteur(e), qui n’a pas assez réécrit son scénario, et n’a sans doute pas assez demandé de feedbacks (ou ne les a pas intégrés).

  23. L’auteur(e) est trop en demande, désespéré(e) de faire lire son travail et ce manque d’assurance se sent autant dans ses démarches que dans son texte.

  24. L’auteur(e) est tellement pressé(e) de vendre son scénario que cela se sent dans le texte, trop formaté, ou qui singe les tendances du moment.

  25. L’auteur(e) est maladroit dans sa présentation du texte et dans ses démarches, que cela soit à l’écrit (dossier, synopsis, note d’intention…) ou à l’oral (pitch).

  26. L’auteur(e) ne prend pas en compte les remarques des lecteurs professionnels lors de sa réécriture.

  27. L’auteur(e) n’est pas capable d’intégrer le refus dans son processus d’écriture. Le seul échec, pour un(e) auteur(e), c’est d’arrêter d’écrire.

  28. L’auteur(e) manque d’assurance et véhicule ce manque de confiance à ses interlocuteurs, s’auto-sabordant.

  29. L’auteur(e) n’a pas développé de ton, de style, personnels.

Trousse de secours de l’apprenti scénariste :

Copyright©Nathalie Lenoir 2017