Décryptage de l’Aaron Sorkin’s touch

Que diriez-vous d’une petite lesson from the screenplay pour (bien) débuter la semaine? D’autant qu’elle est consacrée à l’un des plus brillants scénarios écrits à ce jour… 

Source image: Sploid

Après nous avoir entrainés dans les coulisses de l’écriture de Moonrise KingdomGone Girl et The Shining et The Dark Knight la série Lessons from the screenplay analyse les spécificités d’écriture d’un des plus grands scénaristes hollywoodiens, Aaron Sorkin, a travers l’un de ses films emblématiques, The Social Network:


Aaron Sorkin est unanimement loué pour ses talents de dialoguiste. On aurait tort de n’y voir qu’une simple performance, voire du cabotinage, tant ses dialogues servent une caractérisation riche et subtile. Dernier magistral exemple en date: Steve Jobs. Ce que j’aime, chez ce grand scénariste, c’est qu’il assume l’intelligence de ses personnages, il ne cède pas à cette permanente pression des Studios de tout expliquer lourdement aux spectateurs, des fois qu’ils soient distraits, voire idiots. 😉

Comme l’explique brillamment la vidéo du jour, l’écriture d’Aaron Sorkin, très théâtrale, repose sur le décalage entre les interlocuteurs, leur mauvaise compréhension les uns des autres, plaçant le spectateur dans une position d’écoute très active, justement, mais aussi empathique. C’est précisément parce que le spectateur doit fournir un effort d’analyse, qu’il prend du plaisir à voir ces scènes à l’écran. Il s’implique dans la fiction qu’il est en train de voir, expérience dont le privent bien des films/séries aux dialogues trop explicatifs. A méditer… 🙂

Alléchantes Sorkineries :

Copyright©Nathalie Lenoir 2017