Routine d’écriture

On me demande souvent comment je fais pour cumuler tant de casquettes professionnelles et de projets en cours. Je réponds que tant que j’ai mes huit heures de sommeil… hebdomadaire, tout va bien. Voici à quoi ressemble une de mes semaines de travail, dans les faits. 😉

Je vous ai déjà raconté comment je travaille sur mes projets. Voici comment je jongle avec, entre deux rendez-vous et tournages:

Le matin, deux options: soit je vais au cinéma (deux fois par semaine, parfois trois), soit je débute ma journée de travail par une revue de presse pour ce blog, mais pas que. Tandis que j’épluche le millier de flux RSS auxquels je suis abonnée, j’écoute un podcast. Oui oui, l’article dédié suivra. 😉

Ensuite je gère mails, coups de fil pro, envois de dossiers et tout le toutim. Puis je m’accorde une heure de pause-lunch. Quand je vais au ciné, je rentre au pas de course et je case revue de presse, mail et tout le toutim pendant le lunch, pas le choix.

En début d’après-midi, j’attaque l’écriture à proprement parler. J’y consacre entre cinq et six heures, essayant de jongler entre un projet à rendre et un autre, à l’état de brainstorming. En période de  gros deadline (comme en ce moment), je suis obligée de rester mobilisée sur le seul projet qui urge. Celui qui est payé quoi. 😉

Je garde une heure, entre 19 et 20 heures, pour les lectures professionnelles (ayant trait soit à l’écriture, la réalisation, ou un projet en cours), j’en profite pour tenir mon journal d’auteure ou mon journal de réalisatrice.

J’essaie de consacrer quotidiennement un temps à la lecture et à l’écriture de poésie, souvent avant diner, ou pendant que je regarde les infos. Le soir, je sors, j’ai une vie sociale, si si! ^^ Et quand je reste à la maison, je bin watche, comme tout le monde.

Avant de dormir, je lis une heure ou deux des ouvrages pour le plaisir. Ensuite je dors, hélas peu, ce qui me laisse plein de temps pour brainstormer. 😉

Je travaille six jours par semaine. Le samedi, je m’interdis carrément d’allumer mon ordinateur, et de rester chez moi, pour éviter toute tentation. Même chose le jour de mon anniversaire. Sauf que bien entendu, mon iphone me suit comme une ombre, et il m’est biologiquement impossible de m’en détacher…

Le dimanche après-midi, je rédige une semaine d’articles pour mes blogs divers et variés. Scénario-Buzz est le plus chronophage.

Voila mon planning hebdo, hors rendez-vous et tournages donc, les seuls moments où je ne fais qu’un truc à la fois, si on résume. Je ne prends jamais de vacances, et ça, c’est pas une blague. Les vacances, pour moi, c’est trois ou quatre heures de boulot quotidien. Mes dernières « vraies » vacances remontent à… 2004. Ce n’est en aucun cas un sacrifice, j’adore mon boulot, tout simplement. J’ai bien essayé de décrocher une semaine, en décembre dernier. Résultat des courses: je me suis chopé une crève d’enfer. Et fêlé les côtes, à force de tousser. On rigole mais on ne se moque pas.

Ce qui est étonnant dans l’affaire, c’est que dans « la vraie vie », je déteste les contraintes et la routine. Mais dans ma vie professionnelle, je n’ai tout simplement pas le choix si je veux rester productive. Comment j’évite de péter les plombs? C’est très simple: non seulement je suis ma propre patronne (ça aide), mais j’essaie, dans la mesure du possible, de privilégier mes projets personnels aux boulots de commande. Grace à mon super agent à moi que j’ai, je ne travaille d’ailleurs quasiment plus que sur mes projets perso, tout en étant payée pour.

Le chocolat (en grosse quantité) aide aussi. Et les séances ciné, les expos, les concerts, les soirées potes. Et le shopping, les belles shoes, coucou mon banquier! 😉

Quand des écrivains racontent leurs routines d’écriture :

Copyright©Nathalie Lenoir 2017