Coup de foudre pour ‘Pink’ de Gus Van Sant

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River Phoenix, muse éternelle de Gus Van Sant

Parmi mes 6 lectures en cours (sic!) cette semaine, le premier et seul roman à ce jour de mon cinéaste favori, Gus Van Sant, coeur avec les doigts!!!

Vous connaissez mon amour sans bornes pour Gus Van Sant, à qui mon parcours d’auteure/filmmakeuse doit beaucoup, et que j’ai eu la chance de rencontrer il y a quelques mois (j’ai l’oeil humide à chaque fois que j’y repense). Je vouais donc une passion à ses films et ses photographies, j’ai eu le bonheur de découvrir ses talents de peintre et musicien lors de l’exposition que vient de lui consacrer la Cinémathèque. Il me restait à découvrir son roman, Pink.

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Ecrit en 1997 pour exorciser la perte du solaire River Phoenix (mort d’une OD quatre ans plus tôt), que le cinéaste avait dirigé dans My own private Idaho et dont il était très proche, Pink est un émouvant hommage, mais pas que. Car il évoque, de façon romancée, la rencontre salvatrice entre un Gus Van Sant lessivé, tant émotionnellement que professionnellement, avec les jeunes Matt Damon (en qui il voit un double de River Phoenix) et Ben Affleck. On assiste ainsi à la naissance des deux films emblématiques du cinéaste, Good Will Hunting, qui mettra sur orbite leurs trois carrières, mais aussi Last Days, car on croise dans le texte le fantôme de Kurt Cobain, autre double de River Phoenix salon Van Sant.

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On retrouve au fil des pages la poésie juvénile et l’humour cynique qui font la patte du cinéaste. Il confesse, au fil des pages (le narrateur est son double à peine voilé), à quel point il est tiraillé entre son intégrité artistique et l’aspect commercial de certaines de ses oeuvres. Pink est un hommage onirique au cinéma, à la création, mais un hommage douloureux. Vous l’aurez compris, je suis totalement sous le charme. 🙂

Que ceux d’entre vous qui ne maitrisent pas l’anglais se rassurent, l’ouvrage a été traduit sur notre sol, je le recommande vivement à tous les cinéphiles:


Copyright©Nathalie Lenoir 2016