Tuer (ou pas) un personnage

Si un auteur a droit de vie ou de mort sur ses personnages, tuer l’un d’entre eux n’est jamais une décision facile.  Comment savoir si un personnage doit mourir pour les bienfaits de l’intrigue? Voici quelques judicieux conseils, exemples à la clé, et leur traduction…

kill a character

Un auteur passe tellement de temps à créer la biographie de ses personnages, puis à les faire évoluer, qu’il s’y attache de façon irrationnelle. Mais une intrigue de film ou roman peut bénéficier de la mort de certains d’entre eux, Joss Whedon, par exemple, est passé maitre dans cet exercice. Vous nourrissez des envies homicides à l’égard de l’un de vos êtres fictifs? Voici quelques points à prendre en compte:

Bonnes raisons de tuer un personnage:

  • Cela fait avancer l’intrigue.
  • L’objectif du personnage était voué à l’échec (dimension de personnage maudit).
  • Cela va motiver un autre personnage à accomplir sa destinée.
  • C’est une récompense (ou punition) pour les actions du personnage à ce stade.
  • Cette mort illustre le thème de l’histoire.
  • Cela rend l’univers diégétique plus réaliste.
  • Cela supprime un personnage qui encombre inutilement l’intrigue.

Mauvaises raisons de tuer un personnage:

  • Choquer pour choquer le lecteur/spectateur.
  • Rendre le lecteur/spectateur triste par posture.
  • Supprimer un personnage qui encombre inutilement l’intrigue (bien se demander pourquoi il a été créé à la base, il aurait peut-être mieux valu ne pas l’inclure du tout dans l’intrigue…).

En résumé, ne prenez jamais ce genre de décision à la légère, au risque d’avoir des regrets, n’est-ce pas J.K. Rowling? 😉

Voici trois excellents ouvrages pour vous aider à améliorer l’écriture de vos personnages :

Copyright©Nathalie Lenoir 2015



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