Les conseils d’écriture de Walter Benjamin

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Ca faisait un petit moment que je n’avais pas partagé avec vous des conseils d’écriture d’illustres auteurs, n’est-ce pas? Voici pour me rattraper ceux de Walter Benjamin, critique littéraire et essayiste allemand, lus dans les colonnes de Brain Pickings et que je traduis en substance pour ceux d’entre vous qui ne maitrisent pas la langue de Shakespeare…

Walter Benjamin recommandait notamment aux auteurs de:

1. Rester clément(e) avec soi-même lorsqu’on s’embarque dans un travail d’écriture. Apprécier chaque étape accomplie, sans complaisance mais sans s’autocensurer pour la suite.

2. Parler de ce que l’on a écrit, à toute occasion, mais de ne pas le lire tant que le travail est en cours. Selon lui, si l’on suit strictement cette règle, le désir croissant de communiquer deviendra un moteur d’exécution in fine.

3. Eviter la médiocrité quotidienne dans ses conditions de travail. La semi-relaxation, avec pour toile de fond « des sons insipides », est dégradante. Pas de demi-mesure selon le grand théoricien: l’auteur doit travailler dans un silence religieux ou au contraire au sein d’une cacophonie inspirante/stimulante.

4. Evitez le matériel d’écriture choisi au hasard. Selon lui, un attachement fétichiste à certains papier, stylos, encres est bénéfique. Il va jusqu’à préciser qu’une certaine abondance de ce matériel est nécessaire, je ne peux que plussoyer! 😉

5. De noter scrupuleusement ses idées/pensées dans un carnet de notes.

6. De ne pas se précipiter pour coucher ses idées sur papier, mais de les mâturer au contraire mentalement avant de noircir des pages. Vous allez me dire que c’est contradictoire avec le conseil précédent mais il faut bien distinguer la prise de notes et la rédaction à proprement parler.

7. De ne jamais cesser d’écrire sous le prétexte qu’on est à cours d’idées.

8. De lutter contre le writer’s block en recopiant au propre ce qui a déjà été écrit (méthode testée et approuvée par bibi).

9. D’écrire chaque jour, quoi qu’il arrive.

10. De ne pas considérer comme achevé un texte sur lequel on n’a pas cogité du matin jusqu’au soir.

11. De ne pas écrire la conclusion d’un texte dans son propre bureau mais dans un lieu moins chargé émotionnellement.

12. De composer dans cet ordre: idée — style — écriture.

Source: Brain Pickings

Références :

Copyright©Nathalie Lenoir 2014



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