Nouvelle édition du S.A.V des lecteurs, rubrique à l’attention des jeunes Padawans dans laquelle je traite les interrogations et thématiques qui reviennent le plus souvent dans vos mails, n’ayant pas le temps d’y répondre individuellement, en espérant que cela puisse profiter au plus grand nombre. S’il est une thématique qui revient une bonne fois par semaine dans votre courrier, c’est bien la note d’intention, exercice qui rebute la plupart des auteurs, débutants comme confirmés…
Beaucoup de jeunes auteurs vivent l’étape de la note d’intention comme une contrainte alors que c’est l’une des principales alliées du scénario. Au fil des ans, et des refus, ils finissent par réaliser à quel point ce fameux document peut leur être utile, voire indispensable, parce qu’ils comprennent qu’un scénario ne peut séduire personne s’il n’est pas ouvert. Quand on sait que le potentiel de l’histoire sera jugé sur le seul synopsis, on réalise l’impact que peut avoir une note d’intention. Même le plus brillant des synopsis ne peut pas exprimer tout le potentiel d’un projet.
La note d’intention est un texte qui permet de présenter les personnages, les thèmes abordés dans le film, leur résonance avec l’actualité, leur universalité, bref, tout ce qui constitue l’univers du scénario. Lorsque l’histoire se déroule à une autre époque, dans un autre pays, voire sur une autre planète, la note d’intention permet à l’auteur de poser les bases, de dresser le décor, de son œuvre. C’est aussi l’occasion, et c’est un passage obligé, pour le scénariste de défendre l’intérêt de son histoire, l’originalité de son point de vue, l’impact que le film peut avoir sur le public. C’est un document très personnel dans lequel l’auteur et sa sensibilité se dévoilent, il n’y a don pas d’exemple type. Néanmoins, voici quelques pièges à éviter :
- se présenter comme le nouveau Kubrick, Spielberg, Lynch, Audiard…
- se monter obtus, trop vouloir expliquer au réalisateur potentiel comment filmer le scénario
- dénigrer les films du même genre
- faire de la psychanalyse de « bazar » à propos des personnages (expliquer ce qui est limpide)
- n’écrire que dix lignes
- écrire vingt pages
- être complaisant ou imbus de soi-même
- raconter sa vie au lieu de parler du film
En résumé, la note d’intention doit compléter avantageusement le synopsis, présenter le projet sous son meilleur jour, donner envie au destinataire de lire le scénario s’il est achevé ou de vous engager pour l’écrire. C’est la pièce maitresse des dossiers de demande d’aide à l’écriture, la fiche ADN d’un projet, alors de grâce soignez-la au possible! :-)
N’hésitez pas à m’envoyer vos questions si vous pensez qu’elles peuvent figurer dans une prochaine édition, et qu’elles ne sont pas déjà traitées dans la Foire aux Questions du blog, via le formulaire de contact et en précisant bien le nom de la rubrique dans l’objet de votre message. ![]()
Rendez-vous dans quinze jours pour une nouvelle édition du S.A.V. des lecteurs…
Copyright©Nathalie Lenoir 2013


27 février 2013 à 8 h 13 min
Et je me permettrais de rajouter Nathalie, que la note d’intention ne doit en aucun cas mentionner d’indication de réalisation même si le scénariste à l’intention de réaliser le film. Les notions de « montage fluide » et « mise en scène légère » qui ne veulent de toute façon pas dire grand-chose, n’ont rien à faire dans une note d’intention. Qu’on se le dise !
27 février 2013 à 9 h 51 min
Absolument Coco, les indications de mise en scène c’est le kiss of death de la note d’intention
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