Pépite triple platine pour terminer la semaine! Lire un scénario est déjà un immense plaisir, surtout quand il est cosigné par Wes Anderson et Roman Coppola, mais si en plus il est illustré de photos du film, de planches de storyboards et autres ressources, c’est carrément l’extase! Avais-je précisé que cette ressource est totalement gratuite?
Vous n’êtes pas sans savoir que j’adore les oeuvres de Wes Anderson et de Roman Coppola, autant vous dire que lorsqu’ils collaborent, je suis aux anges!
Moonrise Kingdom a fait partie de mes gros coups de coeur cinéma de l’année 2012, vous pouvez lire le délicieux scénario de ce film poétique et décalé sur le Net, dans sa version classique ou dans une version interactive donc. Mille mercis à MK2 et Focus Pictures pour cette généreuse initiative!
L.O.V.E. !!!!!
Copyright©Nathalie Lenoir 2013



18 janvier 2013 à 9 h 17 min
Super! Félicitations pour le site et merci pour votre générosité,
!
20 janvier 2013 à 13 h 39 min
Suis assez surpris du vif enthousiasme suscité par Moonrise Kingdom.
Certes, l’univers est plaisant et le film fourmille de savoureux détails comme de belles idées de scènes.
J’avais adoré Rushmore, beaucoup aimé la Famille Tenenbaum, un peu moins La Vie aquatique, encore moins A bord du Darjeliing… etc.
D’un point de vue scénaristique, Moonrise… ça tient pas debout dans l’ensemble et surtout, sacrilège des sacrilèges, c’est profondément ennuyeux.
Je serais curieux de savoir si, vous, Nathalie, êtes véritablement séduite par le scénario ou juste clémente parce que particulièrement sensible à l’univers d’Anderson et à ses personnages borderline et/ou en marge.
20 janvier 2013 à 13 h 46 min
Je veux bien reconnaitre que mon affection pour Wes Anderson puisse me rendre indulgente mais contrairement à vous Gerard, je trouve le scénario de « Moonrise Kingdom » très réussi, subtil, bien caractérisé/structuré, et plus accessible que ses deux précédentes oeuvres très très marquées par la Nouvelle Vague.
Ma grooooosse déception scénaristique du moment, c’est le paresseux « Django Unchained » de Quentin Tarantino, auteur-cinéaste que j’adore pourtant.
20 janvier 2013 à 18 h 23 min
Ok. Bon, quelque chose de la subtilité de Moonrise Kingdom doit m’échapper un peu
Et moi aussi je suis (un peu) déçu par Django Unchained. Je trouve qu’il comporte d’ailleurs les mêmes défauts que j’attribue (semble-t-il à tort) au film d’Anderson : chaque séquence est pleine d’attrait – chez Tarantino : par l’humour, les dialogues, quelques idées inventives dans les situation ou la violence très jouissive.
Mais autant dans Moonrise Kingdom je trouve que l’excès de maniérisme nuit à l’émotion, autant dans Django, c’est l’excès de décalage comique – c’est d’ailleurs un film très drôle – qui nuit à l’émotion.
Du coup on se retrouve avec des scènes étirées au maximum au détriment d’une véritable progression dramatique. Et au final, ben on a envie de revoir du Sergio Leone.
21 janvier 2013 à 11 h 09 min
OMG ! Comment rendre ma journée plus heureuse !!!!!! Quelle générosité, quelle chance, merci mille fois !
21 janvier 2013 à 11 h 26 min
@ Gérard: c’est vrai que ces deux cinéastes ont en commun un certain maniérisme et je comprends qu’il puisse empêcher certains spectateurs de rentrer pleinement dans les films. C’est justement cette patte unique qui me fait apprécier le travail de Wes Anderson ou Quentin Tarantino, mais je trouve que ce dernier verse dans la complaisance depuis « Inglorious Basterds ».
21 janvier 2013 à 11 h 27 min
@Cyrielle: je suis heureuse d’avoir pu partager cette pépite avec d’autres amoureux du film!
22 janvier 2013 à 14 h 36 min
Non mais ce film c’est juste une bouffée de fraîcheur remplie de poésie et d’humour ! J’ai acheté le dvd deluxe, et je suis ultra-fan des moments de ralentis avec la sublime musique d’alexandre desplat – au moment où ils viennent de se marier et embarquent sur le voilier par exemple.
C’est juste beau. Oui, j’aime l’esthétique d’Anderson , et pourquoi faut il que dès qu’un réalisateur se fasse plaisir sur la forme -il soit taxé de « maniériste » ?
Pour moi, un « maniériste », c’est un artiste qui utilise la forme au détriment du fond. Que je sache, Moorise Kingdom est aussi un film d’émotion – bien structuré et intelligent !
Bref, c’est comme ceux qui tirent sur JP Jeunet ou Night shyamalan par exemple pour leur esthétisme. Le cinéma, c’est aussi du merveilleux, c’est aussi du plaisir pour les sens et tant mieux.
Rappelons tout de même que le cinéma à proprement parler, ça commence avec Mélies…:)
23 janvier 2013 à 11 h 23 min
@cyrielle
J’adore l’esthétique des films d’Anderson. J’adore son « maniérisme ». J’adore d’une manière général les cinéastes aux univers très marqués.
Seulement, les films de Wes Anderson ne me procurent pas (ou peu) d’émotion. Et ça m’attriste beaucoup car visiblement je semble passer à côté de quelque chose.
Mais je soupçonne Wes Anderson d’être au fond peu doué d’empathie pour ses personnages. Ça colle d’ailleurs avec les univers très géométriques qu’il met en scène avec minutie. Ça colle aussi avec une critique que j’ai lu je ne sais plus où sur le cinéma de Wes Anderson comme étant une possible variation sur l’autisme – à prendre dans un sens très vague.
A méditer, évidemment, avant de s’enflammer. Je pense qu’il y a là matière à une réflexion intéressante et cohérente qui ne s’apparenterait en rien à une critique négative.
23 janvier 2013 à 11 h 40 min
Intéressant point de vue Gérard mais je ne le partage pas entièrement. Si le parallèle entre les films de Wes Anderson et l’autisme n’est pas dénué de sens (le cinéaste traite souvent d’enfants surdoués et on le sait, la frontière avec l’autisme est fort mince), je trouve quant à moi ses films très émouvants. Ils disent beaucoup des blessures de l’enfance, de la filiation brisée, j’imagine qu’il y a une forte part autobiographique dans ses oeuvres. Je trouve « The Royal Tenenbaums » particulièrement bouleversant à ce titre.
Wes Anderson est très influencé par François Truffaut, à qui il rend perpétuellement hommage sur la forme (cadrage, travellings ultra léchés…) mais aussi sur le fond, partageant avec son idole une pudeur très bourgeoise quand il est question d’évoquer frontalement les émotions des personnages. Mais cette part d’enfance et cette poésie un peu folle, qu’ont en commun tous les personnages de Wes Anderson, créent une forte empathie/émotion chez les spectateur.
23 janvier 2013 à 12 h 50 min
Oui, c’est vrai, avant même la thématique de l’ »autisme » – terme à manier avec précaution et peut-être à remplacer par « douance »-, c’est assurément celle de l’enfance brisée qui est au cœur de son cinéma.
On retrouve souvent dans ses histoires des enfants plus sensés et sensibles que les adultes qui les entourent. « Rushmore » et « La Famille Tenenbaum » m’avaient touché. Mais ses oeuvres suivantes m’ont toujours déçues un peu plus jusqu’à « Moonrise Kingdom », qui me laisse malheureusement de marbre.
C’est toujours un peu tristounet de ne pas pouvoir partager l’enthousiasme des autres pour une oeuvre
23 janvier 2013 à 12 h 57 min
Pingback : Buzz Hebdo | Scénario-Buzz
Pingback : Des pubs signées Wes Anderson, Roman Coppola & Lena Dunham, looove! | Scénario-Buzz