Lancement de la collection « Les Spectres du cinéma »

Je vous ai déjà fait partager à diverses reprises mon coup de coeur pour  les éditions LettMotif qui publient une sélection de scénarios français, classiques comme récents, et dont le catalogue s’enrichit régulièrement de nouvelles pépites, à l’instar d’un tout nouveau périodique, Les Spectres du Cinéma, qui ravira cinéphiles et étudiants en cinéma.

Présentation de l’éditeur:

Qui ? Quoi ?

Ainsi donc, il faut se présenter, donner des raisons d’être, des fins. Il faut se justifier d’être, même quand on prétend ne pas être. C’est la règle.
On fera semblant de la suivre. Les spectres, c’est une histoire d’amour du cinéma, des histoires d’amitiés, des ruptures. Ils sont nés au printemps 2008 de la crise de la critique provoquée par les nouveaux espaces virtuels d’écriture, de pensée et de discussion. Soudain ne tenait plus le vieux partage entre les spectateurs, même émancipés et des critiques professionnels, complices par intérêt des dispositifs de pouvoir qui assignent à chacun sa place.

Un spectre, du cinéma ou d’ailleurs, c’est d’abord quelqu’un qui, comme le fameux cow-boy guitariste, déclare son étrangeté au lieu. He’s a stranger everywhere himself.
Les spectres ne sont pas. Ils ne sont ni un site, ni un forum, ni une revue, ni des rédacteurs, ni des forumeurs, ni des blogueurs, puisqu’ils visent essentiellement à déplacer les déterminations policières qui commandent toutes les politiques ontologiques de l’identité. Il ne s’agit pas pour eux de répondre à la question de l’être du cinéma, de porter son deuil mais de trouver dans le cinéma, qui n’est pas, donc en dehors de ses formes et de ses frontières, les moyens d’interroger, de « déconstruire », disent-ils, les liens consensuels entre « le sens et le sens ».
Que d’ambition, dira-t-on. Mais non : penser est à la portée du premier venu, à condition de courage et d’humour. Comme l’avait compris Jean-Maurice, qui nous a permis de gagner ces temps et ces espaces spectraux, de devenir les spectres du cinéma : la capacité de n’importe qui, de n’importe quoi, à ne pas être à sa place, mais à la hanter.


Vous pourrez consulter le sommaire complet de ce premier numéro, largement consacré à la scénariste et cinéaste Élisabeth Perceval et au réalisateur Nicolas Klotz, et le commander dans la boutique online des éditions Lettmotif.

Et pour rappel, les éditions Lettmotif proposent également une très belle sélection de scénarios français dans son catalogue. 🙂

Copyright©Nathalie Lenoir 2012



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