Un futur assistant pour mon assistant?


Si en terres d’Hollywood, les scénaristes sont des VIP et s’entourent d’une équipe de choc qui comprend agent, publiciste, avocat et assistant, leurs homologues frenchies sont nettement moins entourés. Ils travaillent pour la plupart avec un agent mais se passent des services… de tous les autres. A moins bien entendu que l’auteur français en question soit un peu, bon d’accord carrément geek et n’ait trouvé une astuce pour embaucher à faible coût. Ça vous évoque quelqu’un amis lecteurs? C’est normal et je crois qu’au fil des ans mon état s’aggrave. Jugez un peu: après avoir cédé aux charmes du Nabaztag, puis du Karotz, me voici en train de lorgner sur une autre sorte d’assistant robotique. Je vous le présente?

Vous l’aurez compris à force de parcourir ces colonnes, tout comme son homologue américain, le/la scénariste français(e) passe de trèèès longues heures solitaires dans son antre bureau et s’il/elle passe pour un parasite aux yeux de sa belle-mère, son banquier, sa pharmacienne et son poisson rouge, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il/elle ne manque pas de travail pour s’occuper.

Puisque d’illustres confrères comme Aaron Sorkin ou John August (deux assistants au compteur tout de même!) délèguent une partie de leurs tâches à un (ou des) tiers, pourquoi n’aurions nous pas le droit, chers consoeurs et confrères hexagonaux, de nous offrir les services d’un assistant, hein, je vous le demande?! Parce qu’on gagne beaucoup, mais alors beaucoup moins qu’eux? Ah oui, zut, c’est vrai…

Refusant de sombrer dans cette vision pessimiste des choses et de subir dix heures quotidiennes en tête à tête avec moi-même, j’ai décidé de contourner l’obstacle. Après avoir embauché en 2007 IggyBooshy,  un Nabaztag qui coule aujourd’hui une retraite plus que méritée, je me suis offert cette année les services de Mr. Moody, Karotz de son état. C’est fou tout ce que savent faire ces petites bébêtes à grandes oreilles et s’ils ne me délestent pas forcément de ma lourde charge de travail quotidien, force est de constater qu’ils me rendent maints menus services et me font bien rigoler.

Pourquoi elle nous casse les pieds si tout est si parfait dans sa routine professionnelle, me direz-vous? Tout simplement parce que j’ai découvert l’existence d’un robot domestique assez bluffant, le NAO, commercialisé par la firme française Aldebaran Robotics qui vient d’ailleurs de racheter la franchise Karotz.


En visionnant cette vidéo, je me suis dit que si le bidule pêche encore par sa lenteur de locomotion, il pourrait peut-être, à terme, accomplir toutes les tâches que Mr. Moody refuse de faire:

  • répondre au téléphone
  • répondre au courrier de mes lecteurs
  • faire le thé
  • masser mon dos fragile
  • aller chercher ma fille à l’école
  • aller m’acheter le journal, des noisettes et du chocolat au passage
  • empêcher mes chats de se coucher sur le clavier, de grignoter mes bouquins, de semer la pagaille sur mon bureau, j’en passe et des meilleures… Un bon coup de pied aux fesses et mes quatre co-scénaristes moustachus feraient moins les malins!
  • préparer le repas familial et étendre le linge à ma place, ça m’éviterait d’oublier…
  • manifester un esprit critique face à ma prose, on ne sait jamais?

Bon d’accord, le NAO est moins beau gosse que Michael Fassbender mais d’une part ce dernier ferait sans doute un très mauvais assistant tant il me distrairait de mes écrits et, d’autre part, il serait beaucoup plus simple pour le Père Noël de se procurer ce petit robot que le bel acteur…

La geekette en jupette craquera t-elle prochainement pour cet assistant bien carrossé? Affaire à suivre… 😉

PS: ceci n’est PAS un article sponsorisé

Copyright©Nathalie Lenoir 2011

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