L’activité de scénariste est-elle eco-friendly?

Nous avons beau vivre à l’heure d’Internet, des échanges virtuels, cyber conférences et démarches online, force est de constater que les scénaristes noircissent encore pas mal de papier, notamment lorsqu’ils démarchent « on spec », c’est-à-dire qu’ils font le tour des studios afin de proposer des œuvres qu’ils ont initiées tous seuls comme des grands.

Et tout ça pour quel résultat, hein, chers lecteurs?

Bon, je ne sais pas vous, mais je connais encore peu de producteurs (et encore moins de diffuseurs) qui acceptent de lire les diverses étapes d’un scénario sur leur écran d’ordinateur, aussi sommes-nous bien obligés de faire chauffer cette bonne vieille imprimante de temps à autre. Mais ne pourrions nous pas faire un geste pour la planète, hein, je vous le demande?

Je ne vous ferai pas de leçon de morale sur la nécessité de recycler les cartouches d’encre, de ne pas imprimer chaque version d’un scénario et de réutiliser les anciennes comme papier brouillon (c’est comme ça que j’ai découvert que ma fille, qui avait alors huit ans, lisait TOUS mes scripts, dans le désordre, AVANT de dessiner au verso des feuilles, sic!), car j’ose espérer que vous le faites depuis fort longtemps. Non, aujourd’hui je vous propose de pousser cette réflexion écologique à son paroxysme en nous questionnant sur les méfaits collatéraux des démarches on spec, surtout lorsqu’on s’entête à envoyer un script complet, petite vidéo à l’appui:


Screenwriter from Greenwriter on Vimeo.

Bon, pas de dépression post videum, hein, il s’agit d’un trait d’humour! Que ces images cruelles mais ô combien révélatrices nous fassent néanmoins réfléchir, une bonne fois pour toutes, aux bienfaits du pitch!

PS: Comme vous l’aurez remarqué, ce scénariste utilise le fameux writers’ board! 😉

Copyright©Nathalie Lenoir 2011


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