Mes coups de cœur ciné 2010

C’est un billet incontournable sur maints blogs et webzines cinéma et, après pas mal d’hésitations, j’ai eu envie de me prêter au jeu. Je n’ai aucune prétention de vous annoncer dans ces colonnes quels sont les meilleurs ou les pires films de l’année 2010, loin s’en faut, mais puisqu’un blog sert avant toute chose à partager, je voudrais revenir sur mes gros coups de cœur, quelques jolies surprises… et grosses déceptions!

Plus les années passent, plus j’ai de travail et moins je peux hanter les salles obscures, ce qui est très frustrant, aussi dois-je reconnaitre que je passe à côté d’un tas de pépites, même si je tente de me rattraper par la suite en DVD. Si je devais résumer mes goûts en matière de cinéma, je dirais qu’ils sont très éclectiques comme le démontre sans doute la sélection qui suit, que, d’un point de vue artistique, je suis avant toute chose attirée par l’univers de tel ou tel auteur, tel ou tel cinéaste mais que je ne boude pas mon plaisir de simple spectatrice, bien geekette au demeurant. Bref, mon profil de cinéphile est un subtile cross-over entre Les Cahiers du Cinéma et Mad Movies, avec un détour par Les Inrocks, du grand tout et n’importe quoi en fait…

Bon, trêve de blabla, roulements de tambour et bilan de cette année 2010:

Mes gros coups de cœur (sans aucune notion de classement à noter que j’ai vu certains de ces films en 2009):


Le film qui m’a sans doute le plus hantée depuis Cannes 2009, sorti sur notre sol en tout début d’année 2010, est Bright Star de Jane Campion, un véritable chef d’œuvre narrant les amours du poète John Keats et de la jeune Fanny Brawne, un film que la cinéaste a écrit et réalisé d’après la biographie d’Andrew Motion, je la recommande d’ailleurs au passage à ceux d’entre vous qui maitrisent la langue de Shakespeare. C’est un vrai grand film romantique, au sens noble du terme, qui dissèque les mécanismes viscéraux de la création artistique, bref un véritable coup de foudre en ce qui me concerne!

Autres gros crushes de début d’année, la première réalisation de Drew Barrimore, Whip it, sortie sur notre sol sous le titre Bliss, une comédie tendrement déjantée et pleine de fraicheur écrite par une scénariste en pleine ascension, Shauna Cross, et le mélancolique Greenberg de Noah Baumbach.

Au printemps, je me suis laissée charmer par l’étrange et envoutant biopic que Julie Delpy a consacré à Erzebeth Bathory, l’une des figures historiques à l’origine du mythe vampirique, The countess, un film qui est hélas resté confidentiel malgré l’engouement des critiques. J’ai également était marquée par Alice in Wonderland, réinterprétation du conte par Tim Burton, un enchantement visuel, comme de coutume, mais il faut reconnaitre que le scénario, signé Linda Woolverton, m’a laissée sur ma faim, me faisant regretter les collaborations du cinéaste avec John August

Dans un tout autre registre, les plus fidèles lecteurs de ce blog le savent sans doute, je suis une fan inconditionnelle de rock et cette année, côté cinéma j’ai vraiment été à la fête avec When you’re strange, le fa-bu-leux documentaire de Tom DiCillo mêlant archives rares et extraits des films tournés par le grand Jim Morrison lui-même, mais aussi The Runaways, biopic très inspiré du groupe éponyme écrit et mis en images par Floria Sigismondi, film que j’avais découvert en 2009 et qui a mis un temps fou avant d’être distribué sur notre sol, et last but nos least, une pépite made in France, Bus Paladium de Christopher Thompson, un réjouissant premier film co-signé avec Thierry Klifa.

Dans le registre comique, j’ai kiffé, sur-kiffé Toy Story 3 (et pleuré comme une madeleine à la fin mais enfin bon, hmm…), réalisé par Lee Unkrich (scénario: John Lasseter, Lee Unkrich, Michael Arndt & Lee Unkrich), j’ai adoré la transposition cinématographique des aventures de Kick-Ass (au point de donner ce nom à mon cinquième co-scénariste, né à l’automne), le délicieusement trashissime Zombieland (dont la sortie française, une fois n’est pas coutume, a trainé en longueur) et, dans la catégorie film débile mais jubilatoire, j’ai beaucoup apprécie Vampire suck, parodie de la franchise Twilight.

Et puis, comme à peu près tout le monde, j’ai été bluffée par The Social Network, les aventures de Scott Pilgrim VS The World ont réjoui la geekette en moi, j’ai salué une fois de plus le génie de Wes Anderson en découvrant Fantastic Mr Fox et j’ai été frappée (c’est le cas de le dire) par The Killer Inside Me, très bel exemple de caractérisation d’un protagoniste.

Et puis, en fin d’année, j’ai pu découvrir Somewhere de Sofia Coppola, une très belle et sensible réflexion artistique dont mon mari vous dirait sans doute beaucoup de mal (je m’excuse d’ailleurs publiquement de l’avoir traîné à la projo).

Quelques grosses déceptions:

Ne hurlez pas, hein, c’est très subjectif, mais j’ai détesté Inception que j’ai trouvé indigeste et poseur pour un propos finalement creux (aie aie pas taper!). Je n’ai pas non plus apprécié Shutter Island plus que ça, ben non, le grand Martin commence à me laisser de marbre…

J’ai mollement apprécié Machete, parce que quand même, il ne s’est pas foulé l’ami Robert Rodriguez sur cette action, et puisqu’ Avatar est ressorti en cours d’année, permettez-moi de vous (re)dire que ce film tient pour moi de la fumisterie en matière de scénario…

Grosse, énormeuh déception avec In the air parce qu’après Juno, hein, merde quand même! Bon d’accord, Diablo Cody n’était pas cette fois-ci au scénario mais j’attendais vraiment mieux de Jason Reitman.

Les films que je n’ai pas encore eu le temps de voir mais ça ne saurait tarder:

  • Never Let me go de Mark Romanek, et pour cause, il ne sortira sur notre sol qu’en mars prochain mais punaise, qu’est-ce que j’ai hâte!!!
  • Pieds nus sur les limaces de Fabienne Berthaud, dont j’avais beaucoup apprécié le premier opus, Frankie.
  • Nowhere Boy de Sam Taylor-Wood dont j’adore les œuvres de vidéaste.
  • L’arbre de Julie Bertuccelli.

Ben oui, pas assez de temps je vous dis…

Voilà, la liste n’est pas exhaustive, j’ai vu PLEIN d’autres films, quand même, en 2010 mais voici ceux qui m’ont marquée, en bien ou en mal. Et vous, quels ont été vos coups de cœur? N’hésitez pas à en débattre dans les commentaires…

Copyright©Nathalie Lenoir 2011