Le scénariste et son ego malmené: voyage dans le temps

Vendre un spec-script à un producteur n’est pas chose aisée et l’ego se voit malmené en cours de route, c’est le moins qu’on puisse dire. Les studios de cinéma hollywoodiens n’ont jamais été tendres avec les scénaristes, pas même à leur naissance. Comment se passaient les prospections des auteurs au tout début du vingtième siècle? Pas forcément mieux qu’aujourd’hui, en voici la preuve…

C’est scientifiquement prouvé, on ne devient pas scénariste pour flatter un ego boursoufflé mais tout de même, le sentiments du pauvre auteur mériteraient parfois d’être un poil préservés, non? Ce n’est manifestement pas l’avis des producteurs de tout le monde.

Depuis qu’il existe des studios de cinéma et des scénaristes, il existe… des lettres de refus mais force est de constater qu’elles ont quand même un poil évolué avec le temps. Disons qu’aujourd’hui, on y met un peu plus les formes…

Le document qui suit émane de la compagnie Essanay (1907-1925), qui est restée mythique pour avoir lancé Charlie Chaplin. Voici la lettre de refus type qu’elle adressait aux scénaristes:




Ce document a été publié par le site Old Hollywood, une véritable mine d’or d’archives que je vous recommande au passage. Ça fait au choix sourire ou grincer des dents…

Copyright©Nathalie Lenoir 2010

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